Centres de santé communautaire

Un CHECKPOINT est un centre de santé communautaire pour les hommes gay et les autres hommes qui ont du sexe avec des hommes (HSH), et pour les personnes trans* et leur partenaires.

Circoncision

Est-il vrai que la circoncision réduit le risque d’infection au VIH?

Oui, mais uniquement pour le partenaire insertif (« actif »).
Cela ne change rien pour la personne réceptive (« passive »).

Différentes études qui ne concernaient que des rapports hétérosexuels ont conclu que le risque pouvait être réduit jusqu’à 60% pour le partenaire insertif dans le cadre d’une pénétration vaginale.

Les données sont en revanche beaucoup moins nombreuses et concordantes pour ce qui est de la réduction du risque de transmission du VIH dans lors de pénétrations anales. Quand bien même le risque serait partiellement réduit, la circoncision n’est de loin pas un moyen de protection efficace, l’épidémie de VIH aux USA ou la circoncision est généralisée (> 80%) en est la preuve, en particulier chez les hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Compte tenu de la nature biologique du prépuce, la circoncision masculine est une mesure efficace qui permet de diminuer le risque de transmission sexuelle du VIH et d’autres agents pathogènes sexuellement transmissibles. La partie interne du prépuce, en particulier, est une zone de muqueuses offrant des conditions très favorables à la pénétration du VIH et d’autres infections.

Plusieurs hypothèses tentent d’expliquer comment la circoncision diminue le risque de contracter le VIH pour l’homme circoncis :

Premièrement, la partie interne du prépuce, qui comporte le frein de la verge, n’est que faiblement kératinisée, à la différence du gland, plus fortement kératinisé, et du corps du pénis, ce qui facilite ici la fixation des virus et bactéries.

Deuxièmement, on présume qu’en raison des sollicitations exercées par les rapports sexuels, le prépuce peut être victime de légères lésions passant inaperçues, ce qui augmente encore la capacité de cette région cutanée à héberger des virus et des bactéries.

Troisièmement, le prépuce est, dans son ensemble, particulièrement riche en cellules cibles du VIH (notamment en macrophages et en cellules de Langerhans). L’ablation du prépuce retire donc une surface muqueuse dans laquelle non seulement les VIH pénètrent plus facilement, mais où la probabilité pour que les cellules cibles du VIH puissent être infectées est aussi plus grande.

La circoncision n’est en aucune façon une protection sûre contre l’infection par le VIH car les individus circoncis peuvent également être infectés par le VIH, même si le risque est moins important il est bien réel.